INTERVIEW JOON MOON avec WARREN-CHASSIN-DECORET

INTERVIEW JOON MOON avec WARREN-CHASSIN-DECORET

En concert le vendredi 9 février au Forum Nice Nord dans le cadre des Nice Jazz Festival Sessions

Qui se cache derrière Joon Moon ?
Derrière Joon Moon et « Moonshine Corner » notre premier album, il y a Julien Decoret à la composition, accompagné aux arrangements et à la réalisation par Raphaël Chassin, avec en featuring à la voix Krystle Warren.

Comment décririez-vous votre son ?
Notre univers sonore est assez rétro, les instruments que nous utilisons sur cet album aussi.
Les chansons auraient pu être écrites dans les années 60/70, nous utilisons notre propre studio, et les outils de production d’aujourd’hui ont considérablement augmentés et se sont grandement démocratisés, ce qui nous donne beaucoup plus de flexibilité et de temps de recul sur notre travail.

Les morceaux ont été créés spécialement pour Krystle Warren ?
Non pas particulièrement, car notre rencontre avec Krystle Warren s’est faite une fois la quasi totalité des chansons achevées, à l’exception de la chanson intitulée « The mask » que nous avons rajoutée en fin de process avant la sortie de l’album. En revanche « Krystle » a écrit une partie des textes sur ce disque et a participé à certains arrangements.

Qu’est ce que vous souhaitez transmettre à travers votre musique ?
Nous souhaitons transmettre une forme de nostalgie soul/ pop/baroque, un accès direct aux chansons avec des mélodies simples et profondes, un maximum d’air et d’espace dans l’écriture musicale. Les chansons doivent pouvoir apparaître sans faille, juste piano-voix, pour ensuite continuer à les développer.

Quels sont les thèmes évoqués dans cet album ?
Il n’y a pas de thèmes en particulier, certaines chansons parlent d’amour, d’autres de regards par rapport à la société dans laquelle nous vivons et évoluons ou bien sous forme de métaphores, la manière dont nous nous comportons face à telle ou telle situation.

Vos clips sont forts en émotion, qu’est ce que vous avez voulu créer ?
Le premier « Apple Day » a un aspect très esthétique dans le choix du traitement de l’image, avec un sujet en toile de fond basé sur le fait que quelque part, nous sommes potentiellement tous acteurs d’une pièce dont nous construisons ou subissons la réalité chaque jour. Le deuxième, «Tiger » est plus revendicateur, avec ce requin qui suit en pleine nature puis dans Paris une personne tout au long de son parcours. Nous nous rendons compte à la fin que nous subissons tous, sous des formes diverses et variées, des pressions contre lesquelles il est important de s’allier afin de mieux les appréhender.